It Follows (2014)
de David Robert Mitchell.
Il y a quelques années, je me souviens
d'un film, qui aurait pu être sous-titré « une métaphore à
la subtilité toute relative ». Je m'étais fait cette
réflexion après le visionnage de District 9 de Neill Blomkamp, qui
posait une version alternative de l'apartheid. Ici, on aurait plutôt
une analogie de ce qui serait les péripéties d'une bonne saleté de
MST, sur fond découverte de la vie sexuelle chez de jeunes adultes.
En dehors d'une réflexion et moralité
discutables, le film se veut d'horreur, tout de même... Auquel je
reproche le sempiternel problème du pourquoi tout ceci ? Quelle
est la signification du surnaturel. Quand celle-ci existe, elle est
bâclée, comme dans Insidious ou The Conjuring, mais là, c'est
encore pire : elle est purement inexistante. L'esprit ne semble
avoir aucun objectif défini. Ni spécifiquement de personnalité ou
de logique. Il suit inlassablement la dernière personne à avoir
copulé avec la précédente. Comme ça.
Alors oui, dans le sens de la
métaphore, quelque part, c'est à propos, car une maladie est,
point. Elle vit, se développe, et voilà. Elle n'a pas de forme de
pensée ou de réflexion, elle se propage, un point c'est point. Mais
lorsque l'on personnifie une entité, pour s'arrêter à son
apparence ? Quelle est l'intérêt de la personnification en ce
cas ?
Je trouve le film totalement vain, en
ce sens. Et je ne dis pas que la chose n'engendre pas de tension, car
le postulat de départ, ma foi, pourquoi pas ! Sauf que. Il
manque d'élément perturbateur dans la trame. Là, on reste dans
l'inertie posée après la première relation sexuelle.
En bonus spécial, il y a quelques
choix que j'ai du mal à comprendre :
- Pourquoi ne pas avoir utilisé un peu plus ce Hugh ? Le fait que ce soit le gros salopard de l'histoire était intéressant, et ça aurait pu être un moteur pour entrevoir le pourquoi.
- Deux personnages sont rigoureusement inutiles. La sœur et l'amie d'enfance. Elles ne servent à rien du tout, à aucun moment.
- La séquence de la piscine est ridicule. Elle n'a aucune logique. Est amenée de façon, cliché, se résout de façon cliché (l'orage, vraiment?), et se paie le luxe d'être stupide. Vous n'avez vraiment pas à un seul instant pensé à la peinture les mecs ?
J'en vois un film à l'image de son
héroïne. Insipide.
Ainsi qu'une métaphore qui n'a rien de
brillant.
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