Prince des Ténèbres – Prince of Darkness (1987)
de John Carpenter.
Carpenter. Voilà un monsieur que je
commence à connaître ! Et que décidément, en un mois, j'ai
appris à apprécier.
Ce film, c'est tout lui. On en reconnaît
l'ambiance, la mise en scène, et... Au risque de me répéter, on
sent définitivement l'amour de celui-ci pour la littérature de
genre. Stephen King, sans doute (à vrai dire je ne suis pas fin
connaisseur), Lovecraft à coup sûr (pour lui je le suis déjà
plus).
À ce titre, on retrouve une thématique
assez similaire à celle de The Fog : un groupe de personnes,
ici des savants, confronté à une situation inéluctable, dont il ne
savait rien. On a, un double paradoxe, car ni les scientifiques, ni
le clergé n'est à même d'expliquer le phénomène, et tous deux
découvrent une vérité qui bouleverse ce qu'ils pensaient pour
acquis. Typiquement lovecraftien !
Non seulement dans ses enjeux, mais
dans sa trame narrative, Prince of Darkness se parallélise à The
Fog. On retrouve le même déroulement lancinant, les personnes à la
fois séduits et angoissés par un sarcophage de verre, aux teintes
verdâtres tournoyantes. Jusqu'à l'élément perturbateur qui
définitivement, les poussera à fuir pour leur vie. Puis finalement,
cette conclusion ouverte.
J'ai cependant moins adhéré à
celui-ci.
Sans doute à cause du jargon
pseudo-scientifique employé au milieu du film. Il m'a beaucoup fait
penser à ces explications idiotes que l'on peut retrouver dans les
séries de science-fiction : « C'est parce que le
positronneur à ultra bande a rebondi contre leur bouclier déflecteur
à zirconium 21 que l'espace-temps a été altéré ! ».
Mais c'est bien sûr ! Non, vraiment... Ça, c'était de trop.
Et d'un côté, peut-être était-ce justement un hommage aux vieux
Star Trek ?
J'ai moins été intrigué par la
chose. J'ai revécu quelques scènes de The Thing, avec un impact
moindre. Il m'a manqué un beau plan iconique.
Ma conclusion est que le film pèche
par un milieu plutôt médiocre, après une introduction pourtant
très intéressant, et avant une conclusion contenant une scène que
j'ai trouvée très réussie. Le coup du miroir... Intervient un peu
trop tard pour moi. On m'avait déjà sorti du film à ce moment,
difficile d'y rentrer entièrement de nouveau. Dommage.
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