samedi 12 décembre 2015

Le Marathon Horrifique (20)

de John Carpenter.

Carpenter. Voilà un monsieur que je commence à connaître ! Et que décidément, en un mois, j'ai appris à apprécier. 
Ce film, c'est tout lui. On en reconnaît l'ambiance, la mise en scène, et... Au risque de me répéter, on sent définitivement l'amour de celui-ci pour la littérature de genre. Stephen King, sans doute (à vrai dire je ne suis pas fin connaisseur), Lovecraft à coup sûr (pour lui je le suis déjà plus).

À ce titre, on retrouve une thématique assez similaire à celle de The Fog : un groupe de personnes, ici des savants, confronté à une situation inéluctable, dont il ne savait rien. On a, un double paradoxe, car ni les scientifiques, ni le clergé n'est à même d'expliquer le phénomène, et tous deux découvrent une vérité qui bouleverse ce qu'ils pensaient pour acquis. Typiquement lovecraftien !
Non seulement dans ses enjeux, mais dans sa trame narrative, Prince of Darkness se parallélise à The Fog. On retrouve le même déroulement lancinant, les personnes à la fois séduits et angoissés par un sarcophage de verre, aux teintes verdâtres tournoyantes. Jusqu'à l'élément perturbateur qui définitivement, les poussera à fuir pour leur vie. Puis finalement, cette conclusion ouverte.

J'ai cependant moins adhéré à celui-ci.
Sans doute à cause du jargon pseudo-scientifique employé au milieu du film. Il m'a beaucoup fait penser à ces explications idiotes que l'on peut retrouver dans les séries de science-fiction : « C'est parce que le positronneur à ultra bande a rebondi contre leur bouclier déflecteur à zirconium 21 que l'espace-temps a été altéré ! ». Mais c'est bien sûr ! Non, vraiment... Ça, c'était de trop. Et d'un côté, peut-être était-ce justement un hommage aux vieux Star Trek ?
J'ai moins été intrigué par la chose. J'ai revécu quelques scènes de The Thing, avec un impact moindre. Il m'a manqué un beau plan iconique.

Ma conclusion est que le film pèche par un milieu plutôt médiocre, après une introduction pourtant très intéressant, et avant une conclusion contenant une scène que j'ai trouvée très réussie. Le coup du miroir... Intervient un peu trop tard pour moi. On m'avait déjà sorti du film à ce moment, difficile d'y rentrer entièrement de nouveau. Dommage.

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