mardi 8 décembre 2015

Le Marathon Horrifique (16)

de Sam Raimi.

Il s'agit du dernier épisode de la trilogie « Dead Evil ». Mais est-ce seulement une trilogie ? Le second est à la fois une suite et un remake du premier, tout comme l'est le troisième pour le second, dans une moindre mesure, certes. Mais ce qui est certain, c'est que l'on a la même progression de ton d'un épisode à l'autre.

Le premier Evil Dead était horrifique, avec une couche sous-jacente d'autodérision et de second degré. Le Second, une relecture du premier, et surtout un très subtil mélange entre l'humour et l'horreur. La scène où Ash part dans un fou-rire dément est une bonne analogie du ressenti du spectateur. Rit-on parce que c'est effectivement drôle, ou par malaise devant l'horreur et le délire ? Le Troisième met totalement de côté l'horreur pour tourner à la totale comédie. Et tout comme dans l'épisode précédent, ce changement de ton, emporte aussi une modification de la personnalité d'Ash, pour un héros bien plus stéréotypé « badass-années 80 », à la Commando / Predator.

Et là, où le remake avait fait mouche chez moi... Le troisième me perd malheureusement dans la facilité des scènes comiques. Non pas qu'il n'y avait pas d'humour léger dans le second, mais j'ai tendance à trouvé qu'il était mieux amené. Et que surtout, il y avait aussi des coups de génie en contrepartie. En plus de ça, peut-être trop d'éléments redondants, de l'un à l'autre.
Il me semble le mélange de ton moins réussi dans celui-ci. D'une certaine manière, ça n'a rien de particulièrement surprenant. Réussir un dosage équilibré entre deux notions si tranchées (et opposées) que l'angoisse et l'humour... Ça n'a rien d'évident. Faire deux fois de suite carton plein ? Improbable.

Ça ne fait pas d'Army of Darkness un mauvais film, loin de là. Juste un divertissement, moins intéressant que son fantastique aîné.

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