dimanche 6 décembre 2015

La Marathon Horrifique (14)

[Rec]² (2009)
de Jaume Balaguero et Placo Plaza.

Cette suite a une structure très similaire à son aîné et souffre ainsi des mêmes défauts / dispose des mêmes qualités. Respectivement, une écriture assez légère, pour ne pas dire plutôt médiocre par moment (en particulier des personnages, sans rire, ils sont tous exaspérants, inutiles ou un subtil mélange des deux), et d'une réalisation originale.

Si j'avais déjà eu du mal avec le premier épisode... Celui-ci, rate chez moi, d'autant plus ce qu'il entreprend à cause de fois de trame qui sont loin de me satisfaire, ainsi qu'un bien trop grand nombre d'incohérences qui viennent ternir un concept se voulant semi-réaliste (rien que de par le ton employé et sa réalisation caméra à l'épaule).

Tout d'abord, j'aimerais émettre un avis sur le choix de reprendre l'histoire juste là où elle s'était arrêtée. Alors qu'une d'une part, il pose quelques difficultés à la lecture pour ceux qui n'auraient pas vu son aîné. Mais d'autre part, j'aurais tendance à y voir une certaine facilité dans la narration. Il aurait été intéressant d'obtenir des informations en amont sur ce qu'il s'était passé pendant les événements du premier. Les éclairages scénaristiques surgissent de nulle part, grâce au personnage, franchement antipathique, du prêtre. On obtient une scène assez hallucinée, et sur-jouée.
Ensuite, j'ai de grandes difficultés à saisir l'intérêt de la trame alternative avec les enfants. Qu'on soit clairs : elle n'apporte rigoureusement rien au film. Si ce n'est l'envie de distribuer des claques à des personnes supplémentaires. En plus de ça, sa résolution est d'une simplicité... Pof, on les oublie dans leur salle de bain. Okay.
Et c'est juste au moment du fabuleux Deus Ex Machina. Bonjour personnage de [Rec]1 qu'on ne s'attendait ab-so-lu-ment pas à voir. De quoi me faire lever un sourcil interrogateur.

Quant aux incohérences, elles sont si pléthoriques que je ne m'amuserais évidemment pas à lister toutes celles que j'ai relevées. Au nombre de celle-ci, la technicité du groupe d'intervention, totalement aberrante d'amateurisme. Bon, soit, ils font face à une situation pour le moins exceptionnelle, mais vraiment... « on va se séparer » ? Entre autre hein !
J'ai aussi toujours ce souci avec « filmer quoiqu'il arrive ». Pour ce groupe. Soit. Ils sont entraînés à suivre les ordres. En ce qui concernait les journalistes... À la rigueur. Mais quelle est l'excuse pour les gamins geignards ? Hm ? Et pourquoi la « deux es machina » se pointe avec la sienne de caméra ? Où sont la logique et la crédibilité là-dedans ?
Et là, je ne fais que citer deux de ces incohérences... Mais il y en tellement ! Il me semble que tout cela rentre bien trop en conflit avec le ton sérieux du film, et gâche de beaucoup l'expérience.


Il en ressort pour moi une suite dispensable à un film qui se concluait correctement. Et pire, puisqu'elle se paie le luxe de laisser le spectateur exactement au même point que dans le premier.  

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