[Rec]² (2009)
de Jaume Balaguero et Placo Plaza.
Cette suite a une structure très
similaire à son aîné et souffre ainsi des mêmes défauts / dispose
des mêmes qualités. Respectivement, une écriture assez légère,
pour ne pas dire plutôt médiocre par moment (en particulier des
personnages, sans rire, ils sont tous exaspérants, inutiles ou un
subtil mélange des deux), et d'une réalisation originale.
Si j'avais déjà eu du mal avec le
premier épisode... Celui-ci, rate chez moi, d'autant plus ce qu'il
entreprend à cause de fois de trame qui sont loin de me satisfaire,
ainsi qu'un bien trop grand nombre d'incohérences qui viennent
ternir un concept se voulant semi-réaliste (rien que de par le ton
employé et sa réalisation caméra à l'épaule).
Tout d'abord, j'aimerais émettre un
avis sur le choix de reprendre l'histoire juste là où elle s'était
arrêtée. Alors qu'une d'une part, il pose quelques difficultés à
la lecture pour ceux qui n'auraient pas vu son aîné. Mais d'autre
part, j'aurais tendance à y voir une certaine facilité dans la
narration. Il aurait été intéressant d'obtenir des informations en
amont sur ce qu'il s'était passé pendant les événements du
premier. Les éclairages scénaristiques surgissent de nulle part,
grâce au personnage, franchement antipathique, du prêtre. On
obtient une scène assez hallucinée, et sur-jouée.
Ensuite, j'ai de grandes difficultés à
saisir l'intérêt de la trame alternative avec les enfants. Qu'on
soit clairs : elle n'apporte rigoureusement rien au film. Si ce
n'est l'envie de distribuer des claques à des personnes
supplémentaires. En plus de ça, sa résolution est d'une
simplicité... Pof, on les oublie dans leur salle de bain. Okay.
Et c'est juste au moment du fabuleux
Deus Ex Machina. Bonjour personnage de [Rec]1 qu'on ne s'attendait
ab-so-lu-ment pas à voir. De quoi me faire lever un sourcil
interrogateur.
Quant aux incohérences, elles sont si
pléthoriques que je ne m'amuserais évidemment pas à lister toutes
celles que j'ai relevées. Au nombre de celle-ci, la technicité du
groupe d'intervention, totalement aberrante d'amateurisme. Bon, soit,
ils font face à une situation pour le moins exceptionnelle, mais
vraiment... « on va se séparer » ? Entre autre
hein !
J'ai aussi toujours ce souci avec
« filmer quoiqu'il arrive ». Pour ce groupe. Soit. Ils
sont entraînés à suivre les ordres. En ce qui concernait les
journalistes... À la rigueur. Mais quelle est l'excuse pour les
gamins geignards ? Hm ? Et pourquoi la « deux es
machina » se pointe avec la sienne de caméra ? Où sont
la logique et la crédibilité là-dedans ?
Et là, je ne fais que citer deux de
ces incohérences... Mais il y en tellement ! Il me semble que
tout cela rentre bien trop en conflit avec le ton sérieux du film,
et gâche de beaucoup l'expérience.
Il en ressort pour moi une suite
dispensable à un film qui se concluait correctement. Et pire,
puisqu'elle se paie le luxe de laisser le spectateur exactement au
même point que dans le premier.
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